Une formation de qualité pour les métiers de demain, le grand défi de la transition énergétique

2017-07-05

Au lendemain de la COP21, l’accélération de la transition énergétique s’impose pour la France. Or, pour tous les nouveaux besoins en compétences qu’elle exige, la question de l’existence et de l’adéquation des formations se pose.

 

Les enjeux de l’émergence de métiers liés à la transition énergétique

Le réseau Cler, qui regroupe près de 300 professionnels français du développement durable, s’est penché en décembre 2015 sur les emplois que nécessitera la croissance verte au cours des prochaines années (et décennies). L’évaluation de la demande pose problème, mais plus encore, l’offre de formations est préoccupante.

En effet, pour atteindre les objectifs de la transition, la France a besoin d’experts de domaines très précis spécifiques à la transition énergétique. Mais des compétences en la matière s’avèreront aussi indispensables dans une grande diversité de secteurs : bâtiment, énergie, industries, etc. C’est donc une véritable culture de l’économie verte qui doit se généraliser.

 

Une offre de formation insuffisante et de piètre qualité

Les établissements formateurs se contentent encore trop souvent de survoler le sujet, quand ils ne l’occultent pas, d’autant que de nombreux acteurs ne se sentent pas (encore ?) concernés. Pour de nombreux autres, le « vert » est un effet de mode dont il faut profiter pour se mettre en avant et obtenir des financements.

Alors que les besoins augmentent à un rythme très rapide, l’offre actuelle de formations vertes peine à suivre. Elle se compose essentiellement des cursus de réseaux de formation publics ou parapublics tels qu’Afpa ou Greta auxquels s’ajoutent ceux d’organismes privés au sérieux discutable. Les clients potentiels sont d’ailleurs nombreux à déplorer l’insuffisance qualitative de la plupart des formations disponibles, dont certaines seraient même « bidons ».

Le manque de financements pour préparer les métiers de demain représente également un frein majeur. Un travail est cependant en cours pour mettre en relation les entreprises et les organismes de formation, d’autant que les organismes paritaires sont plus exigeants concernant la qualité de l’offre de formation.